Archives - programme automne 2007


Exposition

11 oct > 18 nov

À la cour de Louis Napoléon
Premier roi de Hollande (1806-1810)

Si Louis Napoléon Bonaparte n’a régné que pendant quatre ans, sa présence aux Pays-Bas, qui marqua profondément l’évolution des relations franco-néerlandaises et les institutions mêmes des Pays-Bas,fut caractérisée par une activité intense dans le domaine de l’architecture et des arts appliqués. L’exposition se concentre sur le personnage de Louis Napoléon en présentant des éléments de sa vie familiale, de son rôle comme chef d’État, de la décoration de ses palais - l’ancien Hôtel de Ville à Amsterdam, transformé en Palais Royal - et le Palais Het Loo, sa résidence d’été favorite,de ses projets de jardins et de la vie quotidienne à la cour.

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11 oct > 18 nov

En forme - Le Design néerlandais
60 ans Design Academy Eindhoven

À l’occasion de ses 60 ans d’existence, la Design Academy Eindhoven présente à Paris une exposition de groupe composée du travail de trois générations de l’académie.Cette exposition s’articule autour de l’identité du design. Une thématique dans laquelle la spécificité, l’individualité et la conceptualité déterminent le travail des différents stylistes. On remarque que cette quête des diverses générations de designers aboutit à une grande diversité mais aussi, parallèlement, à une cohérence et une unité au sein de cette famille de concepteurs.Des designers néerlandais de premier plan, tels que Hella Jongerius, Jurgen Bey, Maarten Baas, Bertjan Pot, Studio Job, Richard Hutten et bien d’autres ont étudié à la Design Academy Eindhoven et leurs oeuvres sont présentes dans cette exposition.

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 29 nov 2007 3 20 janv 2008

Sandberg
graphiste et directeur du Stedelijk Museum d’Amsterdam

Sandberg a créé la quasi totalité des supports de communication du Stedelijk Museum d’Amsterdam dont il était directeur de1945 à 1962. Sa passion pour le graphisme s’intégrait activement au grand projet qu’il avait formé pour le musée. Non seulement il le transforma, après la Seconde Guerre mondiale, en centre d’art contemporain, mais il se chargea également d’en renouveler l’intérieur en y introduisant des services destinés au public. Les artistes, qu’il rencontrait sans relâche dans leurs ateliers,étaient au centre de ses préoccupations. Sa mission consistait à faciliter le contact du public avec les oeuvres, de façon naturelle,persuadé que l’art améliorait la vie en aiguisant la compréhension du monde contemporain.Sa typographie était la transposition spatiale de ses convictions. L’Institut Néerlandais a invité Ad Petersen, ancien conservateur au Stedelijk Museum,et Carolien Glazenburg,conservateur graphisme au Stedelijk Museum, à composer cette exposition, montrant à la fois le travail graphique de Sandberg et les chefs-d’oeuvre provenant de la collection du Stedelijk, telles que des tableaux de Mondrian, Appel, Corneille et un mobile de Calder, tous acquis pendant la période que Sandberg fut directeur au Stedelijk Museum.

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Littérature

Jeu 22 nov / 19h30

Le roman se porte bien, merci
La vitalité du genre romanesque en France et aux Pays-Bas

En dépit de l’annonce de la mort du roman, réitérée tous les dix ans aux Pays-Bas et en France, des auteurs néerlandais tels que Margriet de Moor et Oek de Jong et les français Pierre Assouline, Gisèle Pineau et Jean Rouaud  font un tabac dans leurs pays avec des romans fidèles à une certaine forme de récit ‘classique’ dont les personnages pourraient parfaitement être nos concitoyens ou nos ancêtres réels.
Ayant constaté depuis quelques années une tendance au renfermement et nombrilisme dans le monde littéraire, romanciers,  critiques littéraires et autres spécialistes des belles lettres se sont mobilisés pour redonner un coup de pouce à la production et la lecture du roman dans toutes ses formes. Dans nos deux pays, le lien entre littérature et réalité, ainsi que la nécessité de s’ouvrir au monde, se trouvent au centre des nombreux débats, pamphlets et polémiques.
Si le  roman européen a été pendant longtemps une source de connaissance et d’inspiration pour le reste du monde, la réciproque est, depuis des années, devenue à son tour réalité. Auteurs issus de l’immigration et auteurs extra-européens, s’inspirant de la réalité des cinq continents, ont donné au genre roman un nouvel élan.

Auteurs : Pierre Assouline, Geert Buelens, Oek de Jong, Margriet de Moor, Gisèle Pineau, Jean Rouaud

Modérateur : Michel Crépu, rédacteur en chef de la Revue des deux mondes

Ven 14 déc / 19h30

Littérature indonésienne
Présentation d’auteurs indonésiens de la génération
d’après Pramoedya Ananta Toer

La prose des auteurs indonésiens d’aujourd’hui, plus confrontés à la censure d’État comme leurs prédécesseurs, se distingue par sa liberté de ton sur des sujets tels que la politique, la sexualité, les conflits ethniques ou les traditions. On compte un nombre impressionnant de femmes ayant pris la plume. Divers aspects de la littérature indonésienne contemporaine seront abordés mettant en lumière leur perception en France et aux Pays-Bas. Intervenants: Ben Arps,professeur de langue et de littérature javanaises à l’Université de Leyde ⁄ Hélène Blanchard, de l’Institut national des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), Paris Maya Sutedja Liem (Université de Leyde), traductrice de Pramoedya Ananta Toer,Ahmad Tohari Ayu Utami ⁄ Jim Adhi Limas,acteur indonésien, lira des extraits traduits en français des auteurs présentés ⁄ Modérateur: Claudia Huisman, département d’Études Néerlandaises de l’Université Marc Bloch de Strasbourg

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Musique

Ven 21, sam 22, et dim 23 sept

11e festival de musique ancienne

Les amateurs de musique ancienne auront tout loisir de découvrir
ou retrouver les talentueux musiciens néerlandais qui leur feront
entendre des oeuvres allant du Moyen-Âge à la période romantique.
Pour commémorer le 350e anniversaire de la mort du compositeur, carillonneur et joueur de flûte à bec Jacob van Eyck, un concert exceptionnel aura lieu dans le Jardin du Luxembourg.

vendredi 20h

Compagnie Bischoff
Voce sacra & humana
(Ockegem et Willaert, Adriaansz,
Baroni et Fiumara)

samedi 12h

Saskia Coolen, flûte à bec
Arie Abbenes, carillon
(Jacob vanEyck)
3 Lieu : Jardin du Luxembourg

samedi 15h

Paul Pleijsier et Izhar Elias,
guitares romantiques
(Haydn, Giuliani, De Lhoyer)

samedi 16h30

Schönbrunn Ensemble
Marten Root, traverso | Johannes
Leertouwer, violon | Viola de Hoog,
violoncelle | (Reicha, Ries)

samedi 20h

Musica Amphion
Staas Swierstra et Sayuri Yamagata,
violon | Doretthe Janssens, traverso
Mieneke van der Velden, viole de gambe
Pieter-Jan Belder, clavecin
(Purcell, Telemann, Rameau)

dimanche 15h

Van Bruggen
Van Hengel Veenhoff
Nicole van Bruggen, clarinette
Bas van Hengel, violoncelle
Anneke Veenhoff, piano-forte
(Mozart, Eberl)

dimanche 16h30

Nederlands Baryton Trio
Freek Borstlap, baryton
Helena van Tongeren, violon alto
Jan Insinger, violoncelle
(Haydn, Schaffrath)

dimanche 18h

Ensemble Fortuna
Jacqueline Dubach, flûte à bec
Hilde Van Ruymbeke,
Jos Somsen, sopranos
Christopher Kale, ténor
Elly van Munster, luth
Jonathan Talbott, violon
(Machaut, Dufay)

Lun 1er oct / 20h

DoelenEnsemble

L’Institut Néerlandais a organisé à l’occasion de son 50e anniversaire, un concours de composition.Trois oeuvres,Flux II Une Trompette,Qui Retentira,Eclatante pour trompette solo de Jean-PhilippeCalvin, Tut Cirkle pour soprano et petit ensemble de Alejandro Matamala et Changing Lights pour hautbois solo de Bruno Siberchicot ont été sélectionnées par le jury composé de Edith Lejet, Hans Koolmees et Jan van de Putte et seront interprétées par le DoelenEnsemble.
Le premier prix sera attribué à l’issue du concert.En complément
de programme, oeuvres de Gábor Tarján et Olivier Messiaen.

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Jeu 25 oct / 20h

BarokOpera Amsterdam

Dans le cadre de l’exposition Louis Napoléon

l’Ensemble BarokOpera Amsterdam donne un programme basé sur la collection de partitions que le souverain a laissé au Palais Royal d’Amsterdam, comprenant entre autres des pièces de Beethoven (arrangées pour la flûte par Drouet, flûtiste solo à la cour de Napoléon 1er) et des oeuvres d’Hoffmeister et de Pleyel.

Mar 27 nov / 20h30

La Tentation

S’emparant des musiques de la Renaissance aux chansons des années 50, les réinterprétant parfois sur des instruments exotiques ou électriques, cinq musiciens issus d’univers fort différents pasent d’un style à l’autre, utilisent projections d’image et déconcertent leur auditoire, dans le seul but de… séduire!

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Jeu 13 déc / 19h50

Jimmy Rosenberg
Projection et concert

À 15 ans, le jeune guitariste tsigane néerlandais Jimmy Rosenberg décroche un contrat important chez Sony Classics. On le compare alors à Django Reinhardt et il joue avec d’autres légendes du jazz tels Stéphane Grapelli. Mais lorsque son père est condamné pour meurtre, la vie de Jimmy s’écroule. Dix ans plus tard, le réalisateur Jeroen Berkvens part à la rencontre de cet ancien enfant prodige qui tente de surmonter sa toxicomanie.Le résultat est le documentaire Jimmy Rosenberg, de vader, de zoon en het talent (Jimmy Rosenberg, le père, le fils et le talent), le portrait bouleversant d’un musicien sensible et un homme fragile,unanimement salué par la critique. Après la projection, Jimmy Rosenberg, guitare, Arnoud van den Berg,contrebasse et Nomy Rosenberg,guitare rythmique, donneront un concert exceptionnel.

Jimmy Rosenberg
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Film et vidéo

LE CINÉCLUB NÉERLANDAIS

Mar 25 sept / 20h

Sylvia Kristel

La plus grande star néerlandaise du cinéma a écrit ses mémoires, Nue(Éditions du Cherche Midi), et le réalisateur néerlandais Michiel van Erp lui a consacrée un documentaire révélateur. Une grande soirée Sylvia Kristel s’impose donc,avec la projection du documentaire de Van Erp, Sylvia Kristel : Maintenant (2007) et le court métrage d’animation que Kristel a réalisé en 2004, Topor et Moi.
En présence de Sylvia Kristel et de Michiel van Erp.

Silvia Kristel
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Mercredi 26 sept, 22 h, Cinéma Publicis

Heddy Honigmann : FOREVER

Depuis longtemps, la réalisatrice Heddy Honigmann est fascinée par le plus célèbre cimetière du monde, Le Père-Lachaise. En 2005, elle a enfin pu réaliser son rêve : transformer des impressions et réflexions sur ce lieu unique en un documentaire : Forever.  Dans ce film, elle suit des visiteurs du cimetière, souvent des habitués, qui viennent chercher du réconfort, de l’inspiration ou simplement du repos. Forever a été sélectionné au Festival de San Sebastian 2006, honneur rare pour un film documentaire, et a été primé à Leipzig, Utrecht, Lisbonne et Navarre.

Heddy Honigmann est d’origine péruvienne. Elle vit et travaille aux Pays-Bas depuis 1978, où elle a réalisé tous ses films, parmi lesquels Métal et mélancolie (1993), O Amor natural (1996), l’Orchestre sous-terrain (1997) et Crazy (1999).

Projection en présence de l’équipe et des protagonistes du film.

Forever
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Mar 16 oct / 19h50

Nachtrit
Course de nuit, de Dana Nechushtan

Basé sur des faits réels qui se sont déroulés il y a sept ans à Amsterdam,
Nachtrit est à la fois un thriller politique et un film d’action
passionnant.Dennis est chauffeur de taxi.Après s’être lourdement
endetté afin d’acheter sa licence, il découvre que celle-ci ne vaut
plus rien, suite à une décision politique censée libérer le marché
des taxis dans la ville. A-t-il été escroqué et, si oui, par qui?

Nachtrit
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Mer 24 > dim 28 oct

L’autre pays de l’animation
Une rétrospective en soixante-dix films

Le cinéma d’animation néerlandais peut s’enorgueillir d’une réputation internationale, résultat d’une production originale et de
grande qualité. L’animation néerlandaise naît dans les années
trente avec Marten Toonder, Joop Geesink et les films de George
Pal. Il s’agit pour la plupart de films de commande ou de publicité.
C’est dans les années soixante et soixante-dix qu’elle se manifeste véritablement comme forme artistique à part entière et indépendante avec Gerrit van Dijk, Paul Driessen et Børge Ring. Dans le cadre de la Fête de l’animation, l’Institut Néerlandais et le Centre Pompidou rendent un hommage unique et appuyé à soixante-dix ans d’animation néerlandaise, à travers cinq programme thématiques parmi lesquels « terre d’accueil, terre d’exil » et « la donna e mobile»,des hommages au Nederlands Instituut voor Animatiefilm et au studio Il Luster,des rencontres et des débats,ainsi qu’un concert performance par la cinéaste Petra Dolleman.

Car Craze
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Mar 20 nov / 19h50

De boekverfilming
D’après le roman, d’Eddy Terstall

Comédie. Le jeune réalisateur Lars cherche une actrice pour son
nouveaufilm,l’adaptation du roman féministe Marcher à pas de loup. Trois filles sont en lice, elle sont prêtes à tout afin d’obtenir le rôle auprès d’un réalisateur qui joue un jeu opportuniste et cynique avec les candidates. Une situation classique qui aboutit de façon surprenante… Terstall a voulu se démarquer avec ce film, tourné en 15 jours,de la tradition d’adapter des oeuvres littéraires à l’écran.

De Boekverfilming

 Jeu 13 déc / 19h50

Jimmy Rosenberg
Projection et concert

À 15 ans, le jeune guitariste tsigane néerlandais Jimmy Rosenberg décroche un contrat important chez Sony Classics. On le compare alors à Django Reinhardt et il joue avec d’autres légendes du jazz tels Stéphane Grapelli. Mais lorsque son père est condamné pour meurtre, la vie de Jimmy s’écroule. Dix ans plus tard, le réalisateur Jeroen Berkvens part à la rencontre de cet ancien enfant prodige qui tente de surmonter sa toxicomanie.Le résultat est le documentaire Jimmy Rosenberg, de vader, de zoon en het talent (Jimmy Rosenberg, le père, le fils et le talent), le portrait bouleversant d’un musicien sensible et un homme fragile,unanimement salué par la critique. Après la projection, Jimmy Rosenberg, guitare, Arnoud van den Berg,contrebasse et Nomy Rosenberg,guitare rythmique, donneront un concert exceptionnel.

Jimmy Rosenberg
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Société

Jeu 4 oct / 19h30 / Délégaton Wallonie-Bruxelles

Les limites de la télé-réalité

Depuis le lancement par Endemol en 1999 du jeu télévisé Big Brother, archetype du genre télé-réalité, et son équivalent Loft Story en 2001 (M6) d’autres variantes ont vu le jour. Ainsi la série De Gouden Kooi (La cage dorée), autre huis clos éliminatoire a provoqué l’indignation,même au parlement néerlandais. Dernièrement, la chaîne néerlandaise pour jeune public BNN a poussé plus loin le concept interactif avec le Grote Donorshow (Grand spectacle du donneur d’organes) dont l’enjeu n’était rien de moins que la vie ou la mort des candidats. Sa diffusion a suscité, tant à l’échelle nationale qu’internationale une intense polémique. En France, le débat sur la télé-réalité s’est ravivé avec le lancement du dernier jeu de télévision Secret Story sur TF1 le mois de juin dernier. La fin justifie-t-elle les moyens? Quelles sont les conséquences psychiques pour les candidats et les téléspectateurs? Existe-t-il des limites éthiques en matière de télé-réalité? La France réagit-elle à ces problèmes différemment des Pays-Bas?
Intervenants: Laurens Drillich, directeur de BNN (Bart’s Neverending Network) ⁄ Bernard de la Villardière, documentariste M6, producteur indépendant ⁄ Vincent Cespedes, philosophe,enseignant, essayiste ⁄ Modérateur:René Moerland, correspondant du NRC Handelsblad à Paris.

Vendredi 26 octobre 2007 / 19h30

Grunberg, l’œuvre
Commisération et autodérision

Arnon Grunberg (1971), écrivain néerlandais vivant à New York, a exercé mille métiers avant d’entrer définitivement en littérature avec le roman Blauwe maandagen (Lundis bleus)* en 1994. Maints romans, essais, recueils de poèmes et récits de voyage ont suivi. Son oeuvre est traduit dans le monde entier et pas moins de cinq de ses romans ont été traduits en français.
Bien que l’histoire traumatisante du peuple juif soit un thème constant dans son œuvre, Grunberg refuse d’être rangé dans la catégorie « deuxième génération d’écrivains juifs » ou dans toute autre catégorie. Quels que soient l’identité, les idéaux, l’origine ou le sexe des personnages qui naissent sous la plume de ce grand auteur, son analyse impitoyable témoigne d’une vision désabusée du monde. L’ironie et la dérision ne peuvent cacher un sentiment de désespoir ; absurdité, cruauté et fatalisme vont de pair avec le plaisir.
En 2000, Grunberg s’est vu décerner le prix AKO -équivalent du Goncourt- pour Douleur fantôme.* Enfant terrible des lettres néerlandaises, il s’est payé le luxe d’une supercherie littéraire en publiant à partir de l’an 2000 également sous le nom de Marek van der Jagt.
Grâce à ce pseudonyme, son roman Histoire de ma calvitie* s’est vu attribuer un prix littéraire pour jeune auteur qui lui avait déjà été décerné pour Lundis bleus.
Cette année, le prestigieux prix néerlandais Librisprijs lui a été remis pour son dernier roman Tirza.

A  l’occasion de la parution en français du Messie juif*, Arnon Grunberg lira des extraits de son œuvre et Raphaëlle Leyris, critique littéraire aux Inrockuptibles, s’entretiendra avec lui.

Jeu 22 nov / 19h30

Le roman se porte bien, merci
La vitalité du genre romanesque en France et aux Pays-Bas

En dépit de l’annonce de la mort du roman, réitérée tous les dix ans aux Pays-Bas et en France, des auteurs néerlandais tels que Margriet de Moor et Oek de Jong et les français Pierre Assouline, Gisèle Pineau et Jean Rouaud  font un tabac dans leurs pays avec des romans fidèles à une certaine forme de récit ‘classique’ dont les personnages pourraient parfaitement être nos concitoyens ou nos ancêtres réels.
Ayant constaté depuis quelques années une tendance au renfermement et nombrilisme dans le monde littéraire, romanciers,  critiques littéraires et autres spécialistes des belles lettres se sont mobilisés pour redonner un coup de pouce à la production et la lecture du roman dans toutes ses formes. Dans nos deux pays, le lien entre littérature et réalité, ainsi que la nécessité de s’ouvrir au monde, se trouvent au centre des nombreux débats, pamphlets et polémiques.
Si le  roman européen a été pendant longtemps une source de connaissance et d’inspiration pour le reste du monde, la réciproque est, depuis des années, devenue à son tour réalité. Auteurs issus de l’immigration et auteurs extra-européens, s’inspirant de la réalité des cinq continents, ont donné au genre roman un nouvel élan.

Auteurs : Pierre Assouline, Geert Buelens, Oek de Jong, Margriet de Moor, Gisèle Pineau, Jean Rouaud

Modérateur : Michel Crépu, rédacteur en chef de la Revue des deux mondes

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